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deux professeurs de yoga à paris

Les Cinq Entraînements à la pleine conscience 19 May 2012

Filed under: Non classé — yogantoinesophie @ 17 h 00 min

Ces entraînements sont proposés au Village des Pruniers de Thich Nhât Hanh

http://villagedespruniers.net/

Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience

 

Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience expriment la vision bouddhiste d’une spiritualité et d’une éthique pour le monde. Ils sont la pratique concrète des Quatre Nobles Vérités et du Chemin Octuple enseignés par le Bouddha. Ils montrent le chemin de la compréhension et de l’amour véritables, menant à la transformation, à la guérison et au bonheur de l’individu et du monde. Ils permettent d’approfondir la Vue Juste, qui est la vision de l’inter-être, et de dissoudre le fanatisme, la discrimination, la peur et le désespoir. Pratiquer les Cinq Entraînements dans notre vie quotidienne, c’est déjà être sur le chemin des bodhisattvas. Conscients de la chance que nous avons d’être sur ce chemin, nous pouvons cesser de nous faire du souci pour le présent et d’avoir peur de l’avenir.

 

 

Premier entraînement : Protection de la vie

Conscient-e de la souffrance provoquée par la destruction de la vie, je suis déterminé-e à cultiver ma compréhension de l’inter-être et ma compassion, afin d’apprendre comment protéger la vie des personnes, des animaux, des plantes et des minéraux. Je m’engage à ne pas tuer, à ne pas laisser tuer et à ne soutenir aucun acte meurtrier dans le monde, dans mes pensées ou dans ma façon de vivre. Je comprends que toute violence causée notamment par le fanatisme, la haine, l’avidité, la peur, a son origine dans une vue dualiste et discriminante. Je m’entraînerai à tout regarder avec ouverture, sans discrimination ni attachement à aucune vue, ni à aucune idéologie, pour œuvrer à transformer la violence et le dogmatisme qui demeurent en moi et dans le monde.

 

Deuxième entraînement : Bonheur véritable

Conscient-e de la souffrance provoquée par le vol, l’oppression, l’exploitation et l’injustice sociale, je suis déterminé-e à pratiquer la générosité dans mes pensées, dans mes paroles et dans mes actions de la vie quotidienne. Je partagerai mon temps, mon énergie et mes ressources matérielles avec ceux qui en ont besoin. Je m’engage à ne pas m’approprier ce qui ne m’appartient pas. Je m’entraînerai à regarder profondément afin de voir que le bonheur et la souffrance d’autrui sont étroitement liés à mon propre bonheur et à ma propre souffrance. Je comprends que le bonheur véritable est impossible sans compréhension et amour, et que la recherche du bonheur dans l’argent, la renommée, le pouvoir ou le plaisir sensuel engendre beaucoup de souffrance et de désespoir.

J’approfondirai ma compréhension du bonheur véritable, qui dépend davantage de ma façon de penser que de conditions extérieures. Si je suis capable de m’établir dans le moment présent, je peux vivre heureux-se ici et maintenant, dans la simplicité, reconnaissant que de nombreuses conditions de bonheur sont déjà disponibles en moi et autour de moi. Conscient-e de cela, je suis déterminé-e à choisir des moyens d’existence justes afin de réduire la souffrance et de contribuer au bien-être de toutes les espèces sur Terre, notamment en agissant pour inverser le processus du réchauffement planétaire.

 

 

Troisième entraînement : Amour véritable

Conscient-e de la souffrance provoquée par une conduite sexuelle irresponsable, je suis déterminé-e à développer mon sens de la responsabilité et à apprendre à protéger l’intégrité et la sécurité de chaque individu, des couples, des familles et de la société. Je sais que le désir sexuel et l’amour sont deux choses distinctes, et que des relations sexuelles irresponsables, motivées par l’avidité, causent toujours de la souffrance de part et d’autre. Je m’engage à ne pas avoir de relation sexuelle sans amour véritable ni engagement profond, durable et connu de mes proches. Je ferai tout mon possible pour protéger les enfants des abus sexuels et pour empêcher les couples et les familles de se désunir par suite de comportements sexuels irresponsables. Sachant que le corps et l’esprit ne font qu’un, je m’engage à apprendre les moyens appropriés pour gérer mon énergie sexuelle. Je m’engage à développer la bonté aimante, la compassion, la joie et la non-discrimination en moi, pour mon propre bonheur et le bonheur d’autrui. Je sais que la pratique de ces quatre fondements de l’amour véritable me garantira une continuation heureuse dans l’avenir.

 

 

Quatrième entraînement : Parole aimante et écoute profonde

Conscient-e de la souffrance provoquée par des paroles irréfléchies et par l’incapacité à écouter autrui, je suis déterminé-e à apprendre à parler à tous avec amour et à développer une écoute profonde qui soulage la souffrance et apporte paix et réconciliation entre moi-même et autrui, entre groupes ethniques et religieux, et entre nations. Sachant que la parole peut être source de bonheur comme de souffrance, je m’engage à apprendre à parler avec sincérité, en employant des mots qui inspirent à chacun la confiance en soi, nourrissent la joie et l’espoir, et œuvrent à l’harmonie et à la compréhension mutuelle. Je suis déterminé-e à ne rien dire lorsque je suis en colère. Je m’entraînerai à respirer et à marcher alors en pleine conscience, afin de reconnaître cette colère et de regarder profondément ses racines, tout particulièrement dans mes perceptions erronées et dans le manque de compréhension de ma propre souffrance et de la souffrance de la personne contre laquelle je suis en colère.

Je m’entraînerai à dire la vérité et à écouter profondément, de manière à réduire la souffrance chez les autres et en moi-même, et à trouver des solutions aux situations difficiles. Je suis déterminé-e à ne répandre aucune information dont je ne suis pas certain-e et à ne rien dire qui puisse entraîner division, discorde ou rupture au sein d’une famille ou d’une communauté. Je m’engage à pratiquer la diligence juste afin de cultiver ma compréhension, mon amour, mon bonheur et ma tolérance, et de transformer jour après jour les semences de violence, de haine et de peur qui demeurent en moi.

 

 

Cinquième entraînement : Transformation et guérison

Conscient-e de la souffrance provoquée par une consommation irréfléchie, je suis déterminé-e à apprendre à nourrir sainement mon corps et mon esprit et à les transformer, en entretenant une bonne santé physique et mentale par ma pratique de la pleine conscience lorsque je mange, bois ou consomme. Afin de ne pas m’intoxiquer, je m’entraînerai à observer profondément ma consommation des quatre sortes de nourritures : les aliments comestibles, les impressions sensorielles, la volition et la conscience. Je m’engage à ne pas faire usage d’alcool ni d’aucune forme de drogue, et à ne consommer aucun produit contenant des toxines comme certains sites internet, jeux, films, émissions de télévision, livres, magazines ou encore certaines conversations. Je m’entraînerai régulièrement à revenir au moment présent pour rester en contact avec les éléments nourrissants et porteurs de guérison qui sont en moi et autour de moi, et à ne pas me laisser emporter par des regrets et des peines quant au passé, ou par des soucis et des peurs concernant l’avenir. Je suis déterminé-e à ne pas utiliser la consommation comme un moyen de fuir la souffrance, la solitude et l’anxiété. Je m’entraînerai à regarder profondément la nature de l’interdépendance de toute chose, afin qu’en consommant, je nourrisse la joie et la paix, tant dans mon corps et ma conscience que dans le corps et la conscience collective de la société et de la planète.

 

Qu’est-ce que le Vinyasa ? 10 May 2012

Filed under: Non classé — yogantoinesophie @ 20 h 30 min

“Qu’est-ce que le vinyasa ?”

Question qui revient souvent dans les studios de yoga, face à la diversité des styles de yoga proposés, mais aussi parce que le mot vinyasa a bien des sens différents !

J’ai trouvé un article très clair sur ce sujet, écrit par Lori Gaspar sur le site de « Yoga Chicago » http://www.yogachicago.com/nov03/vinyasa.shtml

En voici la traduction, suivie du texte en anglais (j’ai aussi effectué quelques coupes)


Les nombreuses nuances du « Vinyasa »

De Lori Gaspar

Comme bien d’autres mots sanskrits, vinyasa a plusieurs sens. Les cours de yoga qui mettent l’accent sur la fluidité des mouvements peuvent être décrits comme vinyasa. On entend les enseignants de yoga dire « faites le vinyasa ». Il arrive que des maîtres en yoga donnent des conférences sur le vinyasa krama. Et aujourd’hui justement, j’entendais un camarade étudiant de yoga demander « quelle est la différence entre ashtanga et vinyasa ? » Afin de comprendre le vinyasa, penchons-nous sur les variations de signification du mot.

Il existe quatre définitions majeures du vinyasa 1) le lien entre le mouvement du corps et le souffle 2) Une séquence spécifique de mouvements synchronisés avec le soufflé, utilisée comme transition entre des postures tenues pour une plus longue durée 3) adopter une intention pour notre pratique de yoga personnelle et cheminer par les étapes nécessaires à l’accomplissement de cette résolution 4) un genre de cours de yoga.

1. La synchronisation du souffle et du mouvement

Pour mieux comprendre la signification du mot vinyasa, on peut étudier les deux racines sanskrites qui le composent. Nyasa signifie en sanskrit « placer » et vi signifie « d’une manière spécifique ». une interprétation courante du vinyasa est donc le mouvement synchronisé avec le souffle ; le souffle et le mouvement sont intimement liés, de sorte que chaque action encourage l’autre. Par exemple, dans la séquence suivante, il y a 3 vinyasa (3 respirations, 3 mouvements) : expire chaturanga dandasana, inspire chien la tête en haut, expire chien la tête en bas.

Typiquement, les inspirations sont liées aux mouvements ascendants et les mouvement qui ouvrent l’avant du corps, favorisant la légèreté. Les expirations sont liées aux mouvements qui soit compriment le ventre, comme dans les flexions vers l’avant ou les torsions, soit nous aident à nous ancrer et trouver une stabilité par leur énergie descendante.

Dans la tradition de l’ashtanga, le lien entre le souffle et le movement permet la purification interne. Le vinyasa génère la chaleur interne de la transformation et aliment le feu agni. Agni est le feu digestif, utilisé non seulement pour la digestion de la nourriture physique, mais égalment pour la digestion des expériences et des sensations. Si notre feu est puissant, nous nous adapterons mieux aux défis de la vie.

La respiration pratiquée en vinyasa, ujjayi pranayama, créé une vibration sur le palais, dans la bouche, chauffant ainsi l’air qui entre dans le corps. La transpiration qui advient durant la pratique aide à se débarrasser des impuretés.

2.“Faites le vinyasa”

“Faites le vinyasa” est une phrasa couramment employée pour indiquer une séquence spécifique de vinyasas (chaque unité respiration/mouvement correspond à un vinyasa) qui sert de mécanisme de lien pour entrer ou sortir d’une posture, ou lier deux postures entre elles. Le choix des mouvements correspond typiquement à des contre-poses qui aident à équilibrer les effets des asanas et ouvrir les canaux énergétiques. Ces vinyasas-liens permettent au corps de revenir au point mort, de retrouver un alignement neutre, afin que l’on puisse ressentir pleinement les effets énergétiques de la pratique. (…)

3.Vinyasa krama

Krama sont les étapes franchise d’une certain manière. Il s’agit de l’organisation d’une pratique personnelle de yoga en séquence intelligente, conçue dans un but ou avec une intention spécifique. Certes, presque toutes les pratiques de yoga supposent un vinyasa krama, mais c’est surtout l’enseignement de T.K.V Desikachar qui met l’accent sur cet élémént (viniyoga). (…)

Nous commençons notre pratique par anapana – l’observation du point où nous en sommes, puis nous déterminons ce que nous souhaitons accomplir par notre pratique de yoga. Après avoir établi notre intention, nous développons une séquence intelligente d’asana, pranayama, méditation, ou tout autre aspect du yoga qui pourra nous aider à atteindre notre but. Nous avons peut-être un but immédiat, comme de nous détendre, de réussir à effectuer une certaine posture, ou de se préparer à la méditation. Ou alors, nous avons peut-être un but sur le long terme, comme le conditionnement de notre corps, ou l’apprentissage de la concentration.

Le concept de vinyasa karma peut aussi s’appliquer à notre vie de tous les jours, qu’il s’agisse d’une question simple comme de savoir ce que nous allons faire à manger pour le dîner, ou d’une question accablante comme de décider d’une nouvelle carrière ; nous pouvons décider des étapes nécessaires pour accomplir ces choses. (…)

4. Les cours de yoga “vinyasa flow”

Le vinyasa, ou vinyasa flow, est devenu une manière très populaire de pratiquer le yoga. Les occidentaux sont attirés tant par la nature créative et fluide de la pratique que par les difficultés physiques qu’elle présente. (…)

Les cours nommés vinyasa synchronisent respiration et mouvement à travers une séquence de postures fluide ; ils ont en général recours à des séquences-transition de vinyasas entre des postures tenues plus longtemps. Ces cours contiennent souvent des éléments dérivés de l’ashtanga, comme des salutations au soleil, ujjayi pranayama, les bandhas (fermetures énergétiques) et les drishti (la direction du regard, de l’attention). Cependant, il n’y a aucune séquence d’asanas prédéfinie. Les enseignants conçoivent des cours qui permettent de connecter  postures et mouvement synchronisés avec la respiration. Les asanas, les vinyasas et le pranayama sont organisés en séquence de manière créative, afin de développer une conscience interne, de stimuler la chaleur du corps et d’explorer les effets énergétiques. De nombreux enseignants ajoutent de la musique pour accompagner le rythme et la fluidité du cours.

En général le vinyasa karma est intégré aux cours vinyasa flow. L’enseignant développe une séquence intelligente pour le cours, avec une intention spécifique, comme un focus sur les backbends, le travail autour d’un chakra en particulier, ou la création d’un certain effet énergétique.

Le vinyasa est un outil utilisé dans de nombreux styles de yoga, au-delà du vinyasa flow. Ashtanga, Power yoga, jivamukti yoga, viniyoga, le yoga universel et le yoga Iyengar incorporent tous la notion de vinyasa dans leur pratique. Selon le yoga Jivamukti, « le souffle est le vinyasa externe, ou l’élément-lien ; l’intention est le vinyasa interne ». Dans tous les styles de yoga qui incorporent le vinyasa, il y a une conscience du mouvement du souffle avec le corps.

Le pranayama Ujjayi (la respiration de la victoire) est la méthode de respiration utilisée durant les séquences d’asanas des cours vinyasa. Le son « haaaahhh », comme un doux chuchotement, vient de la contraction de la glotte, à l’arrière de la gorge, tandis que l’air passe par les narines, les lèvres fermées. Les cours de vinyasa flow incluent parfois d’autres formes de pranayama, mais ujjayi est la respiration rythmique constante qui crée de la chaleur et offre un mantra de sons océaniques accompagnant la nature fluide de la pratique ; la respiration ujjayi doit être longue et profonde ; cette extension du souffle sert à apaiser le mental. Les pratiques d’asanas basées sur la respiration ujjayi sont souvent qualifiées de méditations en mouvement, la conscience continue de la respiration aidant à développer la concentration et dirigeant notre attention vers les sensations profondes et internes.

 

The Many Nuances of Vinyasa

By Lori Gaspar

Like many Sanskrit words, vinyasa has several meanings. Yoga classes that emphasize flowing movements can be described as vinyasa. Yoga teachers may say, “Take a vinyasa.” Yoga masters may lecture about vinyasa krama. And just today I heard a fellow yoga student ask our yoga teacher, “What is the difference between ashtanga and vinyasa?” In order to understand vinyasa, let’s take a look at its variations in meaning.

There are four basic definitions of vinyasa: 1) the linking of body movement with breath; 2) a specific sequence of breath-synchronized movements used to transition between sustained postures; 3) setting an intention for one’s personal yoga practice and taking the necessary steps toward reaching that goal; and 4) a type of yoga class.

  1. Breath-synchronized movement

The word vinyasa can be broken down into its Sanskrit roots to assist us in finding its meaning. Nyasa means “to place” and vi means “in a special way.” One common interpretation of vinyasa then is a breath-synchronized movement; breath and movement are seamlessly united in such a way that each action encourages the other. For each movement, there is a corresponding breath. For example, in the following sequence there are three vinyasas (three breaths/three movements): Exhale into chaturunga dandasana (four-limbed staff pose), inhale into upward-facing dog, exhale into downward-facing dog.

Typically, inhalations are linked to upward movements and motions intended to expand the front of the body and create lightness. Exhalations are tied to movements that either compress the belly, as in forward bends and twists, or ground and stabilize us with downward flowing energy. For example, at the beginning of a sun salutation we inhale as we raise our arms to the sky and exhale as we fold forward toward the earth.

According to the ashtanga tradition, the purpose of linking the breath with movement (vinyasa) is internal cleansing. Vinyasa generates the subtle, internal heat of transformation and stokes agni fire. Agni is the digestive fire used not only to digest physical food but also experiences and sensations. If our fire is strong, we can better adapt to life’s challenges.

The breath used in vinyasa, ujjayi pranayama, creates a vibration across the soft palate of the mouth, warming the breath as it enters the body. The sweat that develops from the practice helps to remove impurities.

2.“Take a vinyasa”

“Take a vinyasa” is a commonly used phrase to indicate a specific sequence of vinyasas (each breath/movement corresponds to one vinyasa) practiced as a linking mechanism to enter, exit or join postures. The choice of movements typically consists of counterposes that help balance the effects of asanas and clear energy channels. The linking vinyasas bring the body back to neutral so that one can fully feel the energetic effects of the practice. (…)

3.      Vinyasa Krama

Krama is the “steps” one takes “to place in a special way.” It is the intelligent sequencing of a personal yoga practice designed with a specific intention or goal. While almost all yoga practices involve vinyasa krama, it is especially emphasized in the teachings of T.K.V Desikachar (viniyoga).

We begin our practice with anapana –observing where we are, then determining what we want our yoga practice to accomplish. After determining our intention, we develop an intelligent sequence of asana, pranayama, meditation or another aspect of yoga that will help lead us toward our goal. We may have an immediate goal such as needing to relax, achieving a specific posture or preparing for meditation. Or we may have a long-term goal such as conditioning our body or learning how to focus and concentrate.

The concept of vinyasa krama can also be applied to our everyday life, whether it is as simple as deciding what to make for dinner or as daunting as deciding on a new career–and then taking the necessary steps toward achieving that goal. (…)

4.Vinyasa flow yoga classes

Vinyasa flow has become a popular way of practicing yoga for Westerners attracted to the creative, fluid and physically challenging nature of the practice.  (…)

Classes described as vinyasa flow synchronize the breath with a flowing sequence of postures and typically use transitional vinyasa sequences between sustained postures as well. Vinyasa flow often includes components derived from ashtanga yoga such as sun salutations, ujjayi pranayama, bandhas (constrictions of specific muscles and organs to contain energy) and drishti (gaze), yet there are no predetermined asana sequences. Vinyasa flow teachers compose their classes in ways that connect poses with breath-synchronized movements. Asanas, vinyasa and pranayama are creatively sequenced to develop internal awareness, build heat and explore energizing effects. Many teachers include music to enhance the flow and rhythm of the class.

Typically, vinyasa krama is integrated into vinyasa flow classes. The teacher develops an intelligent class sequence with a specific intention, such as focusing on backbends, working with a specific chakra or creating a certain energetic effect.

Vinyasa is a tool used in many styles of yoga beyond vinyasa flow. Ashtanga, power yoga, jivamukti, viniyoga, universal and Iyengar each incorporate vinyasa into their practice. According to jivamukti yoga, “The breath is the outer vinyasa, or connecting element; the intention is the inner vinyasa.” In all styles of yoga incorporating vinyasa, there is a conscious awareness of moving the breath with the body.

Ujjayi pranayama (victory breath) is the breathing method used during the flow of asanas in vinyasa classes. A whispering “haaahhh” sound is made by contracting the glottis in the back of the throat and breathing through the nostrils with closed lips. Vinyasa flow classes may also include other forms of pranayama, but ujjayi is the continuous rhythmic breath that builds heat and provides a mantra of ocean sound to enhance the fluid nature of the practice. The ujjayi breath should be long and deep; this stretching of the breath serves to calm the mind. Yoga practices incorporating ujjayi are often referred to as moving meditations, because the continuous awareness of the breath helps develop focus and concentration and draws us deeper into our internal sensations.

 

Yoga pour tous à Inspire Yoga ! 15 April 2012

Filed under: Non classé — yogantoinesophie @ 19 h 58 min

Depuis le lundi de Pâques, tous les cours sont à 10 euros à Inspire Yoga !

L’idée : rendre le yoga accessible à tous !

“Inspire Yoga rentre en campagne. Non pas pour les prochaines élections mais pour faire une vraie différence sur la scène du yoga parisien. Notre slogan : “Le yoga solidaire”. Nos engagements : tous les cours à 10€ à compter du mardi 10 avril 2012.”

Pour plus d’informations : inspireyogaparis.org/

119 rue de Charenton 75012 Paris

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Une formule inédite à Paris…. mais qui existe déjà aux Etats-Unis, dans les studios “Yoga to the People”

www.yogatothepeople.com/about-us/

 

Avril-mai à Ashtanga Yoga Paris 14 April 2012

Filed under: Non classé — yogantoinesophie @ 14 h 46 min

Du 11 avril au 10 mai, nous faisons des remplacements à Ashtanga Paris.

Gerald et Linda étant en Thaïlande durant cette période,

Antoine donne les msyore (pratique autonome d’ashtanga vinyasa yoga) de 7h à 11h.

“Dans un cours Mysore les étudiants font leur propre pratique tout en recevant des instructions et des ajustements individuels de la part du professeur. On requiert de l’étudiant qu’il mémorise la séquence et en temps voulu de nouvelles positions seront ajoutées selon votre abilité, votre rythme et bien sur votre corps. Vous travaillez en étroite collaboration avec l’enseignant pour développer votre propre pratique. Et le morceau de la séquence que vous pratiquez sera adapté à votre corps et le rythme de la pratique sera donné par le comportement de votre respiration.

C’est seulement par la pratique individuelle que l’on progresse en profondeur dans le système de l’Ashtanga Yoga. En apprenant à écouter et à bouger en synchronisation avec sa respiration, on commence à rétracter les organes des sens vers l’intérieur ceci amenant à un état de conscience plus profond. De cette manière et avec le temps, votre pratique deviendra une méditation en mouvement.

Avoir une pratique personnelle est un outil inestimable que vous aurez toujours la possibilité d’utiliser que ce soit dans un cours Mysore, à la maison ou en voyage.”

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Sophie enseigne le lundi 19h30 à 21h, vinyasa 1-2

et le mercredi 19h30-21h, vinyasa 3.

Ces cours s’adressent aux personnes qui pratiquent le yoga depuis un certain temps et de préférence qui ont une expérience  en yoga dynamique, ashtanga ou autre.

Les cours de vinyasa permettent d’aborder les postures de yoga de manière progressive, en proposant des modifications aux postures difficiles de l’ashtanga.

 En effet, le terme sanskrit vinyasa signifie notamment “dans un certain ordre” ; dans le cadre de la pratique des asana (postures de yoga) je le comprends comme une référence à l’idée que toute posture est un chemin, que chacun emprunte à partir du point où il se trouve, et jusqu’au point où il peut / veut aller.

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Pour les tarifs et plus d’informations vous pouvez consulter le site :

http://www.ashtangayogaparis.fr/

 

4 Stages durant le Pont de l’Ascension ! 14 April 2012

Filed under: Non classé — yogantoinesophie @ 13 h 47 min

4 Ateliers Yin Yang

Week-end de l’Ascension : 17, 18, 19 et 10 mai 2012

11h – 13h30

Dans les Yoga Sutras, Patanjali écrit que les postures de yoga doivent être exécutées avec stabilité et aisance : Sthira sukham asanam. On peut traduire cela par la nécessité de cultiver  la force, le maintien musculaire, mais aussi un certain relâchement, une respiration fluide, un esprit calme. L’aisance dans une pratique d’asana, c’est également le détachement, l’acceptation de ses propres conditions physiques et mentales du moment – et non une volonté farouche de changer les choses et de réaliser une performance physique.

L’alliance du détachement et de l’effort est d’ailleurs un élément clé non seulement de la pratique physique mais du yoga en général : c’est par la pratique et le détachement ensemble que l’on peut contrôler les fluctuations de l’esprit. On cherche donc l’effort détendu, le relâchement dans l’effort même. C’est l’équilibre entre le Yang – l’effort, l’activité, le masculin – et le Yin – le relâchement, la contemplation, le féminin.

Dans une pratique de Yin Yoga, on reste dans les postures pour une période prolongée (entre 1 et 5 minutes) ; il s’agit de postures passives qui ne nécessitent pas d’effort musculaire mais qui agissent sur les tissus conjonctifs des articulations. Les pratiques dynamiques telles que l’ashtanga vinyasa yoga ou le vinyasa sont essentiellement « yang » ; dans ces pratiques, nous engageons les muscles pour maintenir l’alignement correct du corps dans les postures. Le Yin est acceptation ; le yang est engagement actif pour le changement. Les deux doivent être présents dans notre pratique d’asana.

Programme des stages :

Jeudi 17 mai : ouverture des hanches yin-yang avec Antoine et Sophie

Vendredi 18 mai : postures vers l’avant et en torsion yang-yin avec Sophie

Samedi 19 mai : flexions vers l’arrière yin-yang avec Antoine et Sophie

Dimanche 20 mai : travail du haut du dos et équilibres sur les mains yang-yin avec Antoine

Pour plus d’informations, vous pouvez vous référer à l’onglet “stages” de ce blog ou au site de Ashtanga Yoga Paris : http://www.ashtangayogaparis.fr/events.html

 

Mars à Goa 29 February 2012

Filed under: Non classé — yogantoinesophie @ 20 h 02 min

Du 2 au 31 mars, nous serons à Goa, en Inde…

Tous les cours en studio seront remplacés !

Joyeux début de printemps…

Sophie et Antoine

 

NOUVEAU : méditation le mardi soir, ashtanga le samedi 10 January 2012

Filed under: Non classé — yogantoinesophie @ 6 h 43 min

Les séances de méditation pour tous avec Antoine auront désormais lieu le mardi à 20h15.

Lieu : Inspire Yoga : 119 rue de Charenton Paris 12e. Informations : inspireyogaparis.org

Sur donation conseillée de 10 euros, pas de réservation nécessaire : Venez nombreux !!

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Le cours du samedi 15h-16h30 devient un cours d’Ashtanga tous niveaux

Lieu : Beyoga, 17 rue Campagne Première, Paris 14e. Information : beyoga.fr

 

Deux stages pour redécouvrir la pratique du yoga 8 January 2012

Filed under: Non classé — yogantoinesophie @ 15 h 29 min

dimanche 22 janvier, 2012
La posture en conscience avec Antoine
de 15h à 17h


Dans toute pratique physique il y a en germe une pratique spirituelle. Le yoga de Patanjali trouve ses sources dans les valeurs morales et conduit l’humain par l’entrainement du corps, du souffle et de l’esprit vers une recherche spirituelle. A travers des enchaînements lents et décomposés, nous reviendrons aux bases de la pratique: la posture, la respiration et l’attention du mental. Nous examinerons la situation du corps dans l’espace et du mental dans le corps, dans des postures debout et assises, dynamiques et statiques, à la recherche de l’union que le yoga se donne pour but.
 
Tarif : 30€ (50€ pour 2 ateliers: Posture et conscience et Le yoga et l’arbre)
Inscriptions par email à antoinesuplisson@hotmail.com avant le 19 janvier

dimanche 5 février, 2012
Le Yoga et l’arbre avec Antoine
de 15h à 17h

Le corps est comme un arbre, les jambes sont nos racines, le buste est tronc, les bras se font branches, la tête bourgeon, appelée à fleurir puis à devenir fruit. Nous utiliserons la pratique physique pour préparer la posture assise, fondement du yoga, et retrouver cet arbre dans notre corps. Comme axe directeur, des postures debout, d’équilibre et d’enracinement, et un travail au mur et à l’aide de supports. La stabilité et l’équilibre des différentes parties du corps-arbre permettront de rechercher la solidité et l’harmonie de l’esprit.

 

Tarif : 30€ (50€ pour 2 ateliers: Posture et conscience et Le yoga et l’arbre)
Inscriptions par email à antoinesuplisson@hotmail.com avant le 2 février

 

à:

 

Meilleurs voeux pour 2012 ! 4 January 2012

Filed under: Non classé — yogantoinesophie @ 15 h 08 min
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Happy New Year !

May your wishes be fulfilled !

Wish-fulfilling Tara, at kopan Monastery

 

Qu’est-ce que Vipassana ? 7 December 2011

Filed under: Non classé — yogantoinesophie @ 8 h 33 min

Que veut dire vipassana ?

Extrait d’un enseignement donné par Stephen Batchelor le 20 mars à la Maison de l’Inde, Paris, en introduction à la pratique de vipassana.

Lu sur le site de l’Association Terre d’Eveil : www.vipassana.fr

“Je voudrais expliquer ce qu’on entend par ce mot qui est de plus en plus répandu : vipassana. Ce mot pali se rencontre rarement dans les discours de Bouddha du canon Pali. C’est un terme qui a été beaucoup utilisé dans toutes les traditions bouddhistes mais il semblerait que le Bouddha ne l’ait pas utilisé lui-même.

Aujourd’hui quand on parle de vipassana, on se réfère souvent à une tradition qui s’appelle vipassana, qui a sa source dans le bouddhisme Theravada, la tradition la plus ancienne, qu’on trouve actuellement principalement en Thaïlande, en Birmanie, au Sri Lanka et au Cambodge.

En fait, il n’y a pas vraiment de tradition vipassana. On devrait plutôt parler d’un mouvement moderne réformateur qui prit son essor à la fin du XIXème siècle en Birmanie. Ce mouvement faisait partie d’un mouvement politique qui luttait pour obtenir son indépendance de la puissance britannique.
Une partie de ce mouvement de résistance et d’indépendance a cherché à trouver des bases birmanes, bouddhiques, sur lesquelles construire une société plus moderne. Des penseurs, des moines, ont essayé de trouver ce qu’était (pour eux) la base, l’essence même du bouddhisme. Ils subissaient probablement l’influence du protestantisme missionnaire occidental. Ils ont cherché à se désengager des aspects religieux et cultuels du bouddhisme, et ils ont trouvé cette façon de méditer qui met l’accent sur ce qu’on devrait plutôt appeler le “satipatthana“, les fondements de l’attention, ou de l’attention proche, mindfullness, en anglais. Ce mouvement eut beaucoup de succès, pas seulement parmi les moines birmans, mais aussi parmi les laïques.

Beaucoup de gens de ce mouvement d’indépendance ont accepté et pratiqué cette nouvelle interprétation de la pratique du bouddhisme. Le plus connu était l’enseignant qui était le maître de S.N. Goenka, Sayagyi U Ba Khin. U Ba Khin était un politicien, ce n’était pas un moine, mais il était devenu le premier ministre des finances de la Birmanie indépendante. Il a demandé à ses employés de pratiquer vipassana, la méditation assise, une demi-heure avant de commencer le travail.
C’était vraiment une tradition, une façon de pratiquer qui, dès le début, était très intégrée dans la vie quotidienne moderne d’un état qui essayait de devenir un état séculier, mais basé sur ses fondations de la pratique du bouddhisme. A partir de ce moment là, on peut parler d’une tradition Vipassana.Le problème est que le mot vipassana se trouve aussi dans la tradition tibétaine. Toutes les traditions tibétaines parlent de lhaktong traduction du terme vipassana. De la même façon, en Chine, en Corée, au Japon, on retrouve le mot “vipassana“.
Cela veut simplement dire que “vipassana” appartient à toutes les traditions bouddhistes et pas seulement à ce mouvement réformateur qui a ses origines en Birmanie. “Vipassana“, littéralement, dans toutes les langues, veut dire la même chose : “passana” est le mot pali pour voir, regarder ; “vi” est un préfixe qui donne une certaine intensité à ce regard, cette vision. En anglais on dirait penetrative vision ou vision pénétrante, une attention, une façon plus vive, plus exacte, plus pénétrante de regarder les choses, avec beaucoup plus de curiosité que d’habitude. Vipassana est toujours, et dans toutes les traditions bouddhistes lié à “samatha“, c’est-à-dire le calme de l’esprit. Il s’agit de trouver un équilibre dans cette pratique de méditation.
D’abord le calme de l’esprit, qu’on peut atteindre avec la concentration, soit sur la respiration, soit sur n’importe quel objet (dans toutes les traditions bouddhistes, c’est la même chose). Dès que l’esprit devient un peu plus calme, on a l’occasion de regarder, de voir, d’être conscient de soi-même et des choses autour de soi-même d’une façon plus claire, vive et pénétrante. La méditation, c’est essayer de trouver cet équilibre entre le calme de l’esprit et la vision pénétrante. C’est finalement assez simple.

Actuellement, aux Etats-Unis, mais aussi en Angleterre et dans d’autres pays occidentaux, on parle de vipassana comme d’une sorte de mouvement plutôt laïque, dont les enseignants sont souvent des moines (ou d’anciens moines) ; mais le terme a quelque chose d’imprécis. Il est très difficile de définir exactement quel est le but, le sens, la signification de ce mouvement qui commence à grandir dans le monde moderne et qui s’appelle vaguement vipassana.
On pourrait peut-être dire que c’est un mouvement qui met particulièrement l’accent sur la capacité de chacun à vivre plus intensément dans le moment présent, à être beaucoup plus attentif, pas seulement à ce qui arrive dans notre esprit, les pulsions, les pensées, les émotions, les sentiments, les sensations qu’on a dans le corps tout le temps (ça, c’est une partie de cette pratique), mais aussi à être beaucoup plus attentif dans les relations, dans les liens qu’on a avec les proches, les gens avec lesquels on travaille, tout le monde.

Cette attention, cette vigilance, c’est quelque chose qui n’est pas exclusivement une qualité intérieure spirituelle, (spirituelle… c’est un mot que je n’aime vraiment pas), mais c’est une façon d’être beaucoup plus attentif, présent et calme, et je dirais aussi, ouvert et compatissant vis à vis des autres, du monde, de la société. Et dans ce sens là, on pourrait dire que vipassana devient une partie assez fondamentale d’un autre mouvement qui s’appelle le bouddhisme engagé. Le maître vietnamien Thich Nhat Hanh est très connu pour être un des fondateurs de cette façon de pratiquer le bouddhisme, et c’est intéressant de voir comment il utilise ces enseignements sur la respiration (qui ne viennent pas de sa propre tradition, le zen vietnamien), qu’il emprunte à la tradition Theravada également présente au Vietnam.

Vipassana est un terme qu’on utilise aujourd’hui de façon beaucoup plus large que dans sa définition originelle.
Nous ne sommes pas, Martine et moi-même, des enseignants de vipassana dans le sens strict du terme. Notre formation est plutôt zen, surtout pour Martine. Moi j’ai d’abord été un moine gelugpa dans la tradition tibétaine du Dalaï Lama, avant de me tourner vers le zen. J’ai beaucoup pratiqué dans cette tradition et je me trouve toujours très proche de beaucoup de ses idées, mais je trouve personnellement que ce mouvement assez vague qu’est vipassana me convient bien, car il donne une certaine liberté. Son manque d’orthodoxie, son absence de dogmatisme sont pour moi très rafraîchissants. Cela donne une certaine ouverture aux possibilités d’ancrer la pratique personnelle dans une façon de penser libérale, ouverte à toutes les traditions religieuses et culturelles du monde, et pas seulement au bouddhisme. Mais c’est très difficile de savoir où ce mouvement nous mènera. Personne ne le sait. C’est une pratique qui se trouve dans une ambiance assez expérimentale, et ça aussi est assez engageant, stimulant, excitant, mais en même temps tout cela n’est pas très précis, pas très exact sur ce que sont les buts de cette façon de pratiquer. Bien sûr, il y a l’éveil et ces choses bouddhistes dont on parle tout le temps, mais l’accent est toujours mis sur la qualité de chaque moment de l’expérience, ça revient toujours à ça, à ce qu’on expérimente dans l’ici et maintenant.”

 

 
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